
Monoprix ferme six de ses 600 magasins en France et en cède trois d’entre eux à Lidl, a annoncé sa maison mère, le groupe Casino, mardi 10 février. Près de 200 salariés sont concernés par cette restructuration. Ce plan de fermeture dit tout de la crise que traverse le commerce, qui lamine, en particulier, le marché de l’habillement. En 2025, les ventes ont reculé de 1,6 %, d’après l’Institut français de la mode (IFM).
« Dans le secteur de la mode, Monoprix, c’était le modèle. Un temps, sa part de marché atteignait 2 % en France », se rappelle Gildas Minvielle, directeur général de l’observatoire économique de l’IFM. Connu pour son offre alimentaire premium et ses rayons de maquillage, l’enseigne s’était imposée comme un distributeur de mode majeur, dans les centres-villes, grâce à un bon rapport qualité-prix hérité de Prisunic, avec lequel la chaîne avait fusionné en 1997. « Mais tout l’environnement de Monoprix a été bousculé », souligne M. Minvielle. Les hypermarchés, puis les enseignes à bas prix de type Lidl et Action ont sapé ses rayons de produits alimentaires et de droguerie. Les jeunes filles préfèrent désormais tester fards et gloss chez Sephora, Temu et Shein. Et leurs parents s’équipent sur Internet, chinent de la seconde main et, surtout, restreignent leurs achats.
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