Dimanche 22 mars, quand Bruno Retailleau prend la parole à 20 h 30, les bonnes nouvelles lèvent comme une houle presque inattendue au siège du parti Les Républicains (LR). Besançon, Brest, Limoges, Cherbourg, Tulle ou encore Clermont-Ferrand viennent de basculer à droite, au soir du second tour de ces élections municipales. Même les plus optimistes n’avaient pas anticipé la prise de la capitale auvergnate, bastion socialiste depuis 1944.

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Serait-ce la « vague bleue » promise par son président ? L’intéressé se jette à l’eau. « La bataille a été gagnée, assure Bruno Retailleau. Les Républicains et leurs alliés remportent le plus grand nombre de voix et d’élus. Nous sommes toujours la première force politique locale en France. » Au soir du premier tour, LR s’affichait déjà en « premier parti de France », avec pour critère d’être en tête – avec ses alliés – dans plus de la moitié des villes de plus de 9 000 habitants. Toute la semaine, le parti a mis la focale sur ce maillage territorial. « Nous, on est un peu le parti des PME [petites et moyennes entreprises], et après, il y a ceux qui ne regardent que le CAC 40 », résumait le porte-parole du parti, Jonas Haddad.

Le CAC 40, ce sont ces grandes villes et métropoles, devenus des territoires hostiles électoralement à LR. Le micro de Bruno Retailleau tout juste éteint, les défaites de Rachida Dati à Paris (41,2 %) et de Jean-Michel Aulas (49,3 %) à Lyon étaient annoncées. Même sort à Nantes, où Foulques Chombart de Lauwe manque le « hold-up du siècle », malgré un score inédit pour la droite locale (47,8 %) face à la maire socialiste, Johanna Rolland. Moins honorable, Martine Vassal termine son chemin de croix à 5 % et laisse la droite marseillaise à son plus bas historique. Si Bruno Retailleau critique cette focalisation médiatique sur les « grandes métropoles », son entourage concède que le parti doit réfléchir à « la manière de parler à cet électoral urbain ».

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