
Il y a tout juste un an, l’ordre des médecins traversait une forte zone de turbulences, mis en cause pour son inaction et ses défaillances, lors du procès du chirurgien Joël Le Scouarnec, condamné, le 28 mai 2025, pour des viols et agressions sur 299 victimes. C’est aujourd’hui, plus largement, sur les manquements à sa mission disciplinaire mais aussi sur l’ensemble de sa gestion que l’organisme de droit privé, chargé d’une mission de service public, est épinglé. Et de manière très sévère.
Dans un rapport provisoire de l’inspection générale des finances (IGF), daté de janvier et révélé par le Canard enchaîné dans son édition du 18 mars, le constat est sans appel : la gestion de l’ordre des médecins, qui dispose d’un budget annuel d’environ 111 millions d’euros, est émaillée de « nombreuses irrégularités ». Elle souffre aussi d’un « défaut de transparence et de contrôle ». Au point que les inspecteurs préconisent, entre autres, de revoir profondément son organisation, en instituant une « entité juridique unique » soumise à un contrôle externe, regroupant l’ensemble des conseils de l’ordre. Ou encore de faire rentrer les patients au sein de sa gouvernance. Contacté, le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) indique que « la procédure étant en cours, [il] n’est pas en mesure de la commenter publiquement à ce stade ».
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