
L’Inde a déclaré, lundi 30 mars, avoir mis fin à la rébellion maoïste, un an après la promesse du ministre de l’intérieur de vaincre cette insurrection active depuis près de six décennies.
Le ministre de l’intérieur, Amit Shah, a annoncé devant le Parlement que son pays est désormais « libéré » de ces rebelles. « Je peux le dire : nous sommes désormais libérés de toute présence “naxalite” et je n’ai aucune hésitation à l’affirmer », a annoncé M. Shah, ajoutant qu’« une fois l’ensemble de l’opération achevée », il « en informerait également le pays ».
Le gouvernement avait fixé au 31 mars 2026 l’élimination de l’insurrection « naxalite », en référence au village de l’Etat du Bengale-Occidental (Est) où elle s’est formée, en 1967. A son apogée, au milieu des années 2000, la rébellion contrôlait près d’un tiers du pays avec 15 000 à 20 000 combattants.
En 2025, les forces de sécurité ont tué 364 rebelles, 1 022 ont été arrêtés et 2 337 se sont rendus, dont des responsables de haut rang, selon les chiffres présentés au Parlement indien.
Des milliers de membres des forces de sécurité déployés
Ces dernières années, la présence des combattants armés était limitée à ce district, situé dans l’Etat du Chhattisgarh (Centre), une région de forêts denses et riche en minerais, d’une superficie presque équivalente à celle des Pays-Bas.
M. Shah s’était engagé il y a un an à mettre fin à cette insurrection à la fin de mars 2026. New Delhi a déployé des milliers de membres des forces de sécurité pour atteindre cet objectif.
Plus de 12 000 rebelles, soldats et civils ont été tués depuis le soulèvement d’une poignée d’habitants de Naxalbari (Est), un village des contreforts de l’Himalaya, contre leurs seigneurs féodaux, en 1967. Les maoïstes disaient se battre afin que les populations autochtones puissent jouir des terres, des emplois et des ressources naturelles abondantes de la région.


