Le glacier de Ponkar, au Népal, le 11 décembre 2022.

Il faut l’observer du ciel pour visualiser son gigantisme, un univers infini de sommets enneigés, les plus hauts du monde, et de glaciers. La chaîne de l’Hindou-Kouch-Himalaya, qui s’étend sur huit pays (Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Chine, Inde, Birmanie, Népal, Pakistan) et sur 3 500 kilomètres, compte 63 761 glaciers, environ quinze fois plus que la chaîne alpine avec ses 4 000 masses de glace. Ce gigantisme lui a valu le surnom de « troisième pôle ». Mais pour combien de temps encore ?

La cryosphère de la chaîne asiatique, la plus jeune au monde, est frappée de plein fouet par le changement climatique et certaines parties approchent d’un point de basculement critique, sans retour possible. Ici, les températures se réchauffent plus vite que la moyenne mondiale, à un rythme moyen de 0,2 °C par décennie au cours des cinquante dernières années.

Le taux de perte de glace a doublé depuis l’an 2000, selon le Centre international pour le développement intégré des montagnes (Icimod), basé à Katmandou au Népal et qui publie, le 21 mars, deux études fournissant les données les plus complètes sur l’évolution des glaciers dans la région depuis le début de la surveillance en 1974. Les scientifiques ont notamment travaillé à partir de l’étude de 38 géants blancs pour mesurer leur recul entre 1990 et 2020.

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