« Proverbes » (1607), de Pieter Bruegel le Jeune.

Le sujet n’est pas neuf : la beauté et la laideur dans les arts de la Renaissance. Il a suscité assez d’études pour occuper une bibliothèque de bonne taille. Toutes commencent par rappeler les conceptions des philosophes antiques, Platon essentiellement, avant de montrer combien les notions de beau et de bien ont été d’abord associées, fixant des idéaux esthétiques et attendant des artistes qu’ils leur donnent forme matérielle ; puis comment ce système de pensée et de goût s’est défait. L’exposition bruxelloise « Bellezza e Bruttezza » reprend ce récit point par point. Elle est, de ce point de vue, tout à fait classique.

Mais c’est une exposition, et non un livre. Et une exposition abondante : près d’une centaine d’œuvres, une majorité de peintures, des dessins, quelques sculptures. Or, il s’agit d’œuvres des XVe et XVIe siècles, d’Italie, des Flandres et des pays rhénans, l’école de Fontainebleau étant à peine mentionnée. Composer aujourd’hui un tel ensemble, alors que les prêts deviennent difficiles à obtenir et de plus en plus coûteux, n’est pas un exercice facile. Pouvoir annoncer Botticelli, Vinci, Titien, Cranach l’Ancien ou Dürer parmi les participants est donc, en soi, une réussite.

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