Faut-il encore prêter attention à ce que dit Donald Trump ? Dimanche 29 mars au soir, dans un court entretien au Financial Times accordé depuis l’Air Force One, le président américain a encore une fois réussi à dire tout et son contraire en quelques minutes. Les Etats-Unis vont « peut-être prendre [le contrôle de] l’île de Kharg [d’où l’Iran charge ses pétroliers] ou peut-être pas ». Ils négocient « directement et indirectement » avec l’Iran. Son but de guerre ? « Pour être honnête, ce que je préférerais est de prendre le pétrole en Iran, mais il y a des gens stupides aux Etats-Unis qui disent : “Pourquoi tu fais ça ?” Ce sont vraiment des gens stupides. »

Le président américain Donald Trump à bord d’Air Force One, alors qu’il se rend à la base militaire d’Andrews, dans le Maryland (Etats-Unis), le 29 mars 2026.

Face à ces messages incohérents, les marchés financiers semblent avoir choisi de couper le son. Lundi 30 mars, les Bourses ont lourdement chuté en Asie (près de – 3 % au Japon), elles ont ouvert en net recul en Europe (le CAC40 a perdu plus de 10 % depuis le début de la guerre), tandis que le prix du baril de brent oscillait, dans la matinée, entre 114 dollars et 116 dollars (environ 101 euros).

A la cinquième semaine de guerre contre l’Iran et le Liban, le président américain peine de plus en plus à calmer la nervosité ambiante. Le 10 mars, quand il avait dit que la guerre était « presque finie », il avait fait chuter le prix du baril de presque 30 dollars. Le 23 mars, son message sur les réseaux sociaux disant que « LES ETATS-UNIS D’AMERIQUE ET LE PAYS D’IRAN ONT TENU CES DEUX DERNIERS JOURS DES DISCUSSIONS TRES BONNES ET PRODUCTIVES » avait provoqué un recul moindre, de 12 dollars.

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