Dans le quartier historique d’Al-Fahidi, l’une des principales zones touristiques de Dubaï, aux Emirats arabes unis, le 13 mars 2026.

Des hôtels presque vides, des prix en chute libre. A Dubaï, alors que le conflit au Moyen-Orient se poursuit, la haute saison touristique a volé en éclats. La semaine du 23 mars, des studios sur la marina, dans des résidences avec piscine, se louent 50 euros la nuit ; des hôtels de luxe comme le Hyatt Andaz bradent les chambres 100 euros, soit deux à trois fois moins qu’habituellement. Le taux d’occupation des hôtels n’est que de 23 %, contre 90 % en février, d’après la société d’analyse Lighthouse. Le prix moyen d’un Airbnb est en recul de 45 % en avril, par rapport au même mois en 2025, selon des données du cabinet AirDNA.

L’impact économique est brutal dans cette cité-Etat qui compte 150 000 chambres d’hôtel (à peu près autant que l’Ile-de-France) et est toujours fortement déconseillée aux voyageurs par le Quai d’Orsay, en raison des alertes concernant de potentielles retombées de missiles et débris en zone urbaine. Des centaines d’employés, originaires des Philippines, d’Inde ou d’Indonésie, ont été congédiés, faute de clients. Le territoire, qui a accueilli 19 millions de touristes internationaux en 2025 (en hausse de 40 % sur dix ans), avait fait de la sécurité un atout phare pour attirer des visiteurs. Dubaï, grâce à sa compagnie Emirates, était aussi devenue un hub aérien majeur pour relier l’Europe à l’Asie.

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