
Ils étaient à deux doigts de dévoiler leur projet. Une date et un lieu avaient même été évoqués pour le lancement officiel. Patatras ! En quelques heures, l’opération a été remise en cause, après la prise de parole – approximative ou trop précoce – d’un des protagonistes.
Depuis un mois, les syndicats et le patronat étalent leurs désaccords à propos d’une initiative qui était commune, au départ : la création d’un fonds d’investissement, dont ils assureraient le pilotage stratégique. Le Medef est contre et l’Union des entreprises de proximité (U2P), qui n’a été associée que très récemment à la démarche, affiche de grandes réticences. Les organisations de salariés, tout comme la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), continuent, pour leur part, de dire qu’il faut aller au bout. Une nouvelle scène de ménage dans la grande famille de la démocratie sociale.
L’histoire débute un peu avant l’été 2025. Dans les premiers rôles, il y a les syndicats et les mouvements d’employeurs représentatifs à l’échelon interprofessionnel – sauf l’U2P, pour des raisons sur lesquels les témoignages divergent. Se trouve également aux avant-postes Marie-Anne Montchamp : secrétaire d’Etat dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, de 2004 à 2005, et dans l’équipe de François Fillon, de 2010 à 2012, elle est aujourd’hui directrice générale de l’Organisme commun des institutions de rente et de prévoyance (Ocirp), dont la gouvernance est exercée par des représentants des travailleurs et des chefs d’entreprises.
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