Des cartouches de protoxyde d’azote, à Melun (Seine-et-Marne), le 22 août 2025.

Inhalé pour son caractère euphorisant, le protoxyde d’azote a la cote, notamment chez les jeunes. Ce gaz, à l’origine utilisé en médecine pour ses effets anesthésiants et analgésiques, mais aussi en pâtisserie pour confectionner de la crème fouettée, est aujourd’hui détourné comme une drogue.

Sa consommation a fortement progressé ces deux dernières années, et les cartouches de siphon à chantilly de 8 grammes ont laissé place à des bonbonnes de 2 à 5 litres, souvent achetées en ligne sur des sites étrangers spécialisés. Bleu, rose ou jaune : la couleur vive de celles-ci est destinée à attirer un public jeune en quête d’« euphorie » passagère.

Dans l’Hexagone, 6,7 % des adultes de 18 ans à 64 ans avaient déjà expérimenté le « proto » en 2023, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives. Vertiges, nausées, perte d’équilibre : les effets indésirables immédiats sont nombreux, et leur gravité s’accroît à mesure que l’usage augmente.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Cette substance a des effets complexes, variés » : les soignants confrontés à la consommation croissante de protoxyde d’azote chez les jeunes

La vente de protoxyde d’azote est interdite aux mineurs depuis la loi du 1er juin 2021. En Ile-de-France, des arrêtés municipaux et préfectoraux ont été pris pour limiter la consommation dans l’espace public, souvent en vain. Pour Patrick Lascoux, élu à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), « rien n’a changé » et la commune manque « cruellement » de policiers pour interpeller les consommateurs.

Il vous reste 83.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version