
La guerre n’est pas encore déclarée entre les Etats-Unis et l’Iran, mais, sur les marchés pétroliers, l’heure est à la veillée d’armes. Vendredi 20 février, les cours de l’or noir sont montés brièvement à leur plus haut niveau depuis six mois : dans la matinée, le brent s’échangeait 72 dollars (61 euros) le baril, en hausse d’environ 6 % cette semaine, tandis que le West Texas Intermediate, la référence américaine, grimpait à près de 67 dollars.
La fébrilité est à son comble, sur fond de déploiement, par les Etats-Unis, d’une « armada » navale et aérienne, aux abords de l’Iran. Une démonstration de force inédite au Moyen-Orient depuis 2003, lors de l’invasion de l’Irak. Signe, selon les analystes, que l’administration américaine pourrait s’engager dans une campagne plus significative que la brève attaque lancée en juin 2025 contre le programme nucléaire iranien.
Le président américain, Donald Trump, est-il prêt à appuyer sur la gâchette ou cherche-t-il seulement à faire monter la pression ? Dans l’expectative, les marchés pétroliers soupèsent les risques d’une escalade militaire dans une zone hautement stratégique pour l’industrie mondiale des hydrocarbures. Membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’Iran produit plus de 3 millions de barils de brut par jour, soit environ 3 % de l’offre mondiale. Mais l’importance de la République islamique au sein des marchés pétroliers dépasse largement son volume de production.
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