Des habitants de Beyrouth passent devant un immeuble détruit par une frappe israélienne, le 18 mars 2026.

La diplomatie est souvent un travail laborieux, pour lequel la patience est une vertu cardinale. Avant de s’asseoir, jeudi 19 mars, pour dîner à la table de Michel Issa, l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot savait que l’idée d’une « trêve » au pays du Cèdre, qu’il suggérait à son hôte, aurait un écho limité. Les Etats-Unis ne sont pas encore dans une logique de paix. « L’ambassadeur Issa n’a pas mordu à cette idée », confirme une source gouvernementale libanaise.

Mais les paroles du chef de la diplomatie française, en voyage express à Beyrouth pour manifester la solidarité de la France envers le Liban pourraient faire leur œuvre, espère-t-on à Paris. M. Barrot devait poursuivre sa mission en s’envolant, vendredi, vers Israël pour rencontrer son homologue Gideon Saar. Le ministre ne s’était pas rendu dans l’Etat hébreu depuis le 7 novembre 2024, l’exécutif israélien étant froissé par la décision de la France de reconnaître l’Etat palestinien, à l’été 2025. L’amorce d’un possible réchauffement diplomatique entre la France et Israël pourrait-elle servir la cause du Liban ? Il y a urgence.

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