« Nous nous sommes mis d’accord sur le fait que les Kényans ne doivent plus être enrôlés. » En visite à Moscou, lundi 16 mars, le chef de la diplomatie kényane a assuré que la Russie allait arrêter de recruter des ressortissants kényans pour combattre sur le front ukrainien. Musalia Mudavadi s’exprimait devant des journalistes, après s’être entretenu avec son homologue russe, Sergueï Lavrov.
C’est sur ce dossier que le ministre kényan était le plus attendu, lors de sa visite officielle de deux jours en Russie. Sergueï Lavrov, de son côté, a reconnu « la préoccupation » de ses « amis kényans » à ce sujet, sans évoquer d’accord précis.
L’ampleur de ces recrutements a suscité de vives réactions au Kenya au cours des derniers mois, accentuant la pression sur les autorités. Plus d’un millier de Kényans auraient été recrutés pour combattre au sein des forces armées russes, d’après un rapport des services de renseignement présenté aux députés le 18 février. Seuls 30 ont été rapatriés. Et beaucoup n’ont pas donné signe de vie depuis plusieurs mois.
« Recrutés sous de fausses promesses »
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