Des taxis autonomes Waymon à San Francisco, le 8 décembre 2025.

C’était au temps de la crise de la sidérurgie, dans les années 1970, dans deux bastions américains de l’acier, Cleveland (Ohio) et Pittsburgh (Pennsylvanie). La première ville s’accrocha et tenta de résister, tandis que la seconde fut si violemment frappée qu’elle fut obligée de repartir de zéro, en se lançant dans l’industrie pharmaceutique. Avec l’irruption brutale de l’intelligence artificielle (IA), la planète se divise en deux camps : ceux qui résistent – les Européens, adeptes du « principe de précaution » –, et ceux qui accompagnent le mouvement – les Américains, comme le patron de Meta, Mark Zuckerberg, dont la devise est d’« avancer vite et [de] casser les choses ».

Les Français l’ignorent, mais ils sont déjà privés des outils de l’IA. Il n’y a pas de petit onglet IA en haut à gauche de la barre d’outils Google : c’est bon pour les Etats-Unis, pas pour la France. Il en va de même pour certaines applications Apple et Meta. Les Européens ont une version dégradée de l’IA et ne baignent pas dedans, ce qui ne peut que retarder leur adaptation. Soyons honnêtes, ils ne sont pas les seuls soudain pris de panique. En Californie, Anthropic a découvert que l’IA servait à tuer, mais est-il possible de faire machine arrière ? L’IA est partout sur le champ de bataille, et OpenAI n’a pas hésité à reprendre le contrat d’Anthropic auprès du Pentagone.

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