Cette photo publiée sur le compte X du département de la défense américain le 15 février 2026 montre, selon le département de la défense, des forces militaires américaines montant à bord du pétrolier « Veronica III », dans l’océan Indien.

Les Etats-Unis ont intercepté dans l’océan Indien un nouveau pétrolier qui avait fui le blocus ordonné par Donald Trump contre les navires sous sanctions partant ou se dirigeant vers le Venezuela, a annoncé dimanche 15 février le ministère de la défense américain.

Le Veronica III, battant pavillon panaméen, « a tenté de défier le blocus du président Trump – espérant s’enfuir. Nous l’avons suivi depuis les Caraïbes jusqu’à l’océan Indien, avons comblé la distance et neutralisé », a affirmé le Pentagone sur X. Le message est accompagné d’une vidéo où l’on peut voir des militaires américains s’engouffrer dans un hélicoptère puis investir le navire, rapporte l’Agence France-Presse.

Selon le site spécialisé TankerTrackers, le Veronica III avait quitté le Venezuela le 3 janvier, le jour même où les forces spéciales américaines ont enlevé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro lors d’un raid spectaculaire. Le pétrolier était chargé d’environ 1,9 million de barils de pétrole, soit la production du Venezuela sur deux jours, précise TankerTrackers.

Il y a moins d’une semaine, un autre pétrolier, l’Aquila II, avait déjà été traqué par Washington dans l’océan Indien, avant d’être saisi selon un modus operandi similaire.

Important dispositif militaire

« Les eaux internationales ne sont pas un sanctuaire. Par voie terrestre, aérienne ou maritime, nous vous trouverons et vous traduirons en justice », a assuré dimanche le Pentagone. Washington a déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes, qui a permis de frapper des embarcations accusées d’être liées au trafic de drogue, d’intercepter près d’une dizaine de pétroliers sous sanctions et d’enlever, donc, le président Maduro.

Mais les bâtiments saisis ces derniers mois ne représentent qu’une infime fraction du nombre total de navires sous sanctions opérant dans le monde. Ce nombre pourrait s’élever à 800 bateaux, a souligné le contre-amiral David Barata lors d’une audition au Congrès américain début février.

Le Veronica III est visé par des sanctions américaines car il est soupçonné de transporter du pétrole iranien depuis « au moins 2022 », précise le Trésor sur son site.

Lire aussi le décryptage | Article réservé à nos abonnés Donald Trump impose un blocus maritime contre les pétroliers du Venezuela, semblant viser la chute de Nicolas Maduro

Le Monde avec AFP

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