
Jusqu’à 30 % des enseignants du premier degré du public pourraient être en grève mardi pour protester contre les suppressions de postes et les fermetures de classes et exiger une revalorisation des salaires, a indiqué, lundi 30 mars, le SNUipp-FSU.
La mobilisation sera « très disparate selon les départements », a précisé la secrétaire générale du premier syndicat du primaire, Aurélie Gagnier, lors d’une conférence de presse d’une intersyndicale de l’éducation nationale, en reconnaissant avoir « un petit peu de mal à avoir de la visibilité ». Paris, la Gironde, l’Aude ou les Yvelines « nous annoncent une forte mobilisation » dans les écoles publiques, a-t-elle ajouté.
Contrairement au premier degré, les enseignants du second degré (collèges et lycées) ne sont pas tenus de se déclarer grévistes avant le jour J, a rappelé Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. « On va être sur quelque chose qui pourrait être assez suivi dans certaines académies », comme à Aix-Marseille, en Ile-de-France ou à Lille, a-t-elle estimé.
Une semaine d’actions
La FSU, l’UNSA, la CFDT, la CGT et SUD ont appelé à une semaine d’actions à partir de lundi, avec une journée nationale de grève mardi, pour amplifier la mobilisation en cours sur l’ensemble du territoire depuis le début de l’année contre des choix budgétaires « court-termistes » qui aggravent la dégradation d’un service public d’éducation déjà « exsangue », selon elles.
« Il ne s’est pas passé une seule semaine depuis le mois de janvier sans qu’il n’y ait de mobilisation, soit à l’échelle d’un établissement, d’un département ou d’une académie », a relevé Sophie Vénétitay. Le 17 février, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Paris et quelque 6,16 % d’enseignants d’Ile-de-France étaient en grève.
Au total, 4 000 suppressions de postes d’enseignants, public et privé confondus, sont attendues pour la rentrée 2026, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré. En janvier, le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, avait évoqué une « chute démographique vertigineuse » pour justifier ces suppressions.
« Cette baisse démographique est utilisée comme une forme d’alibi pour une réflexion assez mécanique, alors qu’elle devrait être une opportunité pour nous pour donner de l’air », a fustigé Morgane Verviers, secrétaire générale de l’UNSA-Education.
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« On compte beaucoup sur la bonne volonté [des personnels] pour que le système fonctionne, et aucune mesure salariale ne vient le reconnaître, et cela pèse sur le moral des personnels », a également déploré Laetitia Aresu, secrétaire nationale de la CFDT Education.


