
Reléguées au second plan de l’actualité, les élections municipales de 2026 n’auront jamais été autant occultées par un gouvernement. Alors que la guerre au Moyen-Orient monopolise l’agenda d’Emmanuel Macron et que l’exécutif s’affaire à contenir les répercussions de cette nouvelle crise internationale sur le quotidien des Français, le scrutin des 15 et 22 mars fait l’objet d’une communication minimale.
A quatorze mois de l’élection présidentielle, ces élections auxquelles les Français prennent part massivement s’avèrent cruciales pour les formations politiques, entre choix d’alliances et dynamiques électorales.
Comme en 2020, le chef de l’Etat ne devrait cependant pas commenter les résultats, ni en tirer de conséquences nationales. Il n’y aura pas non plus de soirée électorale à l’Elysée avec les chefs de partis du bloc central dimanche soir. Emmanuel Macron devrait se contenter de réunir les membres de son cabinet. Idem pour le premier ministre, qui suivra depuis Vernon (Eure) les scores des uns et des autres.
Les seules interventions du chef de l’Etat dans ce scrutin auront été pour encourager la maire LR du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, qui brigue l’Hôtel de ville, et pour demander le retrait de David Amiel de la liste de Pierre-Yves Bournazel, concurrent de Mme Dati, soutenu par Renaissance et Horizons. Un préalable à la nomination du député de Paris à la tête du ministère des comptes publics.
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