La mairie d’Allassac (Corrèze), le 27 février 2026.

En amour, dit-on, seules comptent les preuves. Aussi bien, les maires, indépendamment de leur sort personnel, seront-ils sans doute attentifs à la mobilisation des votants dans le pays tout entier. C’est l’un des enjeux des municipales des 15 et 22 mars : les Français iront-ils nombreux aux urnes pour choisir un maire ? Depuis quarante ans, cette consultation, parmi les plus populaires de la République, perd des électeurs. Dans les années 1980, huit Français sur dix se mobilisaient ; ils n’étaient plus que six sur dix en 2014, avant la chute de 2020 : seuls quatre sur dix avaient voté. Crise sanitaire, a-t-on dit.

Est-ce si sûr ? Le scrutin de dimanche apportera un élément de réponse. Mais il est patent que la vie politique municipale, toujours vivace néanmoins, n’est pas épargnée par la fatigue démocratique qui frappe le pays. Des signes le montrent, et la baisse continue de participation en est un, même s’il est difficile à interpréter. L’année 2020 mise à part, la participation « se maintient à un niveau acceptable », tempère Jérôme Fourquet.

Les Français votent pour « des gens dont ils se disent qu’ils auront la capacité à faire des choses », ce qui, pense le directeur du département opinion de l’institut de sondages IFOP, « préserve les maires de la fatigue démocratique ». Car celle-ci « se nourrit de l’impuissance publique » et eux disposent encore d’« un certain nombre de leviers et ils peuvent rendre visibles leurs politiques ».

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