Dimanche 15 mars, 34 982 élections parallèles se sont déroulées sur le territoire français à l’occasion du premier tour des municipales. Si la force des enjeux et des dynamiques locales rend ce scrutin peu lisible à l’échelle nationale, l’analyse des résultats détaillés permet tout de même de tirer plusieurs enseignements importants.

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1. L’immense majorité des communes ont déjà élu un maire dès le premier tour

Dans près de 96 % des communes, les élections municipales sont déjà terminées. En effet, 33 326 communes ont élu leur maire dès le premier tour. Dans 97,5 % des cas, le suspense était limité, puisqu’ils n’avaient qu’un seul adversaire, voire aucun. A l’inverse, seules 1 526 communes, soit 4,4 % du total, devront organiser un second tour, dimanche 22 mars, pour départager les listes encore en lice.

Comme souvent, les élections jouées dès le premier tour sont plus fréquentes dans les petites communes, où le nombre de listes est généralement plus limité. Ainsi, alors que 99 % des communes de moins de 1 000 habitants ont déjà élu leur maire, c’est le cas de seulement 9,5 % de celles de plus de 100 000 habitants : Montreuil (Seine-Saint-Denis), Perpignan (Pyrénées-Orientales) et Saint-Denis (La Réunion), où les sortants Patrice Bessac (Parti communiste), Louis Aliot (Rassemblement national, RN) et Ericka Bareigts (Parti socialiste) ont été réélus, ainsi que Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), remportée par Bally Bagayoko (La France insoumise, LFI).

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