Il fut l’un des premiers sites énergétiques visés par une attaque iranienne au démarrage de la guerre au Moyen-Orient. Le complexe de Ras Laffan, au Qatar, qui héberge la plus grande usine de liquéfaction de gaz au monde, avait subi dès le 3 mars une frappe de drone. Dans la foulée, l’émirat décidait d’interrompre la production, équivalente à près d’un cinquième de l’offre mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL). Selon une source bien informée, l’installation s’en était alors tirée sans dommage conséquent.
Il pourrait en aller autrement après une nouvelle attaque de missiles menée par la République islamique, mercredi 18 mars. Celle-ci a provoqué des incendies et infligé au complexe des « dégâts importants », a souligné la compagnie publique Qatar Energy. Le site figurait sur une liste d’actifs énergétiques de la région présentée plus tôt dans la journée par Téhéran comme autant de cibles potentielles après une frappe de l’armée israélienne contre le champ gazier iranien de South Pars. Cet enchaînement laisse redouter une nouvelle escalade dans ce conflit qui, en moins de trois semaines, a bouleversé les marchés énergétiques mondiaux et fait bondir les prix du gaz et de l’or noir.
Il vous reste 75.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

