
Oubliée, la défaite concédée à Lorient lors d’une soirée sans panache. Une semaine après son revers en Bretagne, le Racing club de Lens a retrouvé ses vertus et son efficacité, vendredi 20 mars, en écrasant Angers (5-1), en ouverture de la 27e journée de Ligue 1.
Le stade Bollaert attendait une réaction, il a eu droit à une démonstration. Comme à leur habitude cette saison, les Sang et Or ont très bien rebondi dans la foulée d’une défaite et ont saisi, cette fois, l’occasion de doubler, avec 59 points, le Paris Saint-Germain (PSG), 57 points. Bien sûr, le club de la capitale aura l’occasion de reprendre son trône dès samedi soir en cas de victoire à Nice, et encore une autre par la suite, puisqu’il a encore un match en plus à disputer, face à Nantes
Mais Lens a montré que ce chassé-croisé inattendu qui rythme la saison de Ligue 1 n’était pas fini, et que son faux pas au Moustoir n’était qu’un accident dans son parcours qui dépasse toute espérance. Vendredi, le club nordiste, « revanchard » selon son entraîneur, Pierre Sage, avant la rencontre, a joué avec énormément d’envie et d’engagement, exerçant une pression intense sur les Angevins.
Thauvin buteur et passeur
Dans un cadre de jeu résolument offensif, plusieurs joueurs majeurs de la réussite artésienne ont excellé, comme Florian Thauvin, Odsonne Edouard et Mamadou Sangaré. Le premier a lancé les siens au bout d’une action peu orthodoxe mais très juste techniquement et exécutée à toute vitesse : une touche jouée rapidement par Matthieu Udol vers Florian Sotoca, puis une déviation de Saud Abdulhamid pour une conclusion de l’international français (1-0, 13e). Non convoqué par le sélectionneur Didier Deschamps pour les deux matchs amicaux des Bleus aux Etats-Unis, l’ailier voulait peut-être faire passer un message en livrant une performance magistrale.
Car le champion du monde 2018 a ensuite donné une passe décisive à Odsonne Edouard, profitant d’une perte de balle tout proche de ses cages du défenseur Ousmane Camara. L’avant-centre lensois a soigné sa finition en éliminant Jordan Lefort d’un petit pont avant de piquer le ballon joliment au-dessus du gardien Oumar Pona (2-0, 25e), ainsi que ses statistiques (12 buts) en inscrivant un doublé au début de la seconde période (4-0, 48e), encore lancé en profondeur par Thauvin.
Entre-temps, Mamadou Sangaré avait donné un avantage définitif à Lens d’une frappe superbe aux 25 mètres, presque sans élan (3-0, 40e). Mais le milieu de terrain malien n’a rayonné que le temps de la première période avant de sortir au profit d’Andrija Bulatovic à la pause, car il était sous la menace d’une suspension en cas de carton jaune.
Ce troisième but est venu à point nommé pour Lens, qui a souvent laissé de l’espace dans son dos, conséquence de sa stratégie portée vers l’attaque, ce qui a permis aux attaquants angevins de se montrer dangereux. Mais Robin Risser a repoussé plusieurs assauts, souvent menés par Amine Sbaï.
Lens refuse de reporter le match face au PSG
Il a toutefois pêché en tentant une relance dangereuse dans l’axe, qui a mené à la réduction de l’écart de Lanroy Machine (1-4, 62e). Mais ce but n’a nullement inquiété le Racing qui a marqué un dernier but, encore splendide : une volée acrobatique de Matthieu Udol (5-1, 72e) à la réception d’un centre d’Abdallah Sima, qui venait de remplacer Florian Thauvin.
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Après la trêve internationale, Lens abordera avec ambition ses deux prochains défis : le derby du Nord à Lille le 4 avril, puis le choc face au PSG une semaine plus tard, puisque les Sang et Or refusent de reporter le match coincé entre les deux rendez-vous du club parisien face à Liverpool, en quart de finale de la Ligue des champions.
« On a joué un match de Coupe de France [à Lyon le 5 mars] le jeudi, il a fallu jouer le dimanche contre Metz, a rappelé Pierre Sage. Je comprends que le fait d’avoir du repos permette d’être plus performant (…) mais [le PSG] est un club qui est très performant, qui est dans beaucoup de compétitions, donc il connaît les contraintes. »


