Lors d’une manifestation contre les crimes dans la communauté arabe, à Tamra, dans le nord d’Israël, le 28 janvier 2026.

La société israélienne a longtemps été épargnée par le trafic de stupéfiants et la violence qui en découle. Les pionniers sionistes stigmatisent le haschich comme un symbole de la « décadence » arabe contre laquelle ils prétendent se mobiliser. Il faut attendre l’occupation, en 1967, de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza pour que se développe en Israël une culture psychédélique largement importée des Etats-Unis. Le pèlerinage stupéfiant en Inde devient un intermède fréquent entre les trois années de service militaire pour les hommes (et deux pour les femmes), d’une part, et l’entrée dans la vie active, d’autre part.

L’invasion israélienne du Liban, en 1982, met en relation les zones libanaises de production de haschich et le marché israélien en pleine expansion, avec 700 tonnes importées illégalement dès l’année suivante. Des officiers israéliens sont parfois compromis dans ces réseaux transfrontaliers, régulièrement démantelés. La répression s’intensifie du fait de l’implication de la milice pro-iranienne du Hezbollah dans de tels trafics, et ce jusqu’au retrait israélien du Liban en 2000.

Il vous reste 81.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version