Sur le tarmac de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, le 6 mai 2025.

L’aéroport de Toulouse-Blagnac fait grise mine. Six ans après le début de la pandémie, la plateforme est encore à la peine : en 2025, elle a accueilli 7,6 millions de passagers. Un chiffre en retrait de 2,8 % par rapport à 2024 et inférieur à celui de son niveau record de 2019, avec 9,6 millions de voyageurs comptabilisés.

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« Le trafic vers des destinations intérieures est en baisse de 2,7 % et représente seulement 40 % de notre activité. Nous sommes à la moitié de ce que nous réalisions​ avant la pandémie », constate Philippe Crebassa. Lors de la présentation ​des résultats annuels jeudi 19 mars, le président du directoire d’Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB), le concessionnaire, a imputé cette diminution à la fermeture de la base toulousaine d’easyJet.

Présente depuis douze ans, la compagnie à bas coût, qui n’a transporté que 1,5 million​ de passagers en 2024 contre 2 millions de passagers en 2019, a réduit la voilure depuis avril 2025 pour proposer onze destinations au lieu de vingt.

Fin de la navette avec Orly

La deuxième raison avancée​ est l’augmentation de la fiscalité sur les billets d’avion, en particulier la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). Le surcoût qu’elle génère s’élève à 4,77 euros par vol sur les liaisons intérieures ou européennes au départ de France, et jusqu’à 120 euros par trajet long-courrier en classe affaires. « Nous espérons que cette taxe soit réduite en 2027 pour gagner en compétitivité », souhaite Philippe Crebassa. Le capital d’ATB est détenu par Eiffage (49,99 %), l’Etat (10,01 %) et trois collectivités locales (Région Occitanie, département de la Haute-Garonne et Toulouse Métropole).

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