
Les semis de betterave sont quasi finis. Les dés sont donc jetés. Reste à connaître les quantités de tubercules qui seront récoltées cette année et à quel prix elles seront payées. Mais l’heure n’est pas à l’euphorie. D’ailleurs, les surfaces plantées ont, a priori, rétréci ce printemps. « Elles sont attendues en retrait de 7 %, à 360 000 hectares », anticipe Timothé Masson, directeur du service économie de la Confédération générale des planteurs de betteraves.
Il estime que ce mouvement de recul sera général dans l’ensemble des pays producteurs européens, avec un ordre de grandeur comparable. Il est vrai que le cours de la poudre blanche a piqué du nez. Alors qu’à New York, la livre de sucre brut se négociait à près de 26 cents de dollars en 2023 (22 centimes d’euros), le prix était de 14,5 cents début 2026. Sur le marché européen, la potion est tout aussi amère. « En janvier 2026, le prix en Europe était de 511 euros la tonne, à comparer aux 828 euros atteints en 2023 », souligne M. Masson.
Le conflit au Moyen-Orient a toutefois redonné un coup de boost au cours du sucre. Il tutoyait les 16 cents la livre jeudi 26 mars. Une remontée liée à la flambée du pétrole. En effet, lorsque le cours de l’or noir monte, les pays producteurs d’éthanol comme le Brésil ont tendance à accroître cette production, plus rémunératrice, au détriment de celle du sucre. Cette potentielle baisse des volumes de poudre blanche a contribué à sa revalorisation. Une bonne nouvelle à relativiser, car, dans le même temps, la flambée du prix du gasoil non routier et des engrais augmente les coûts de production.
Il vous reste 49.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


