
Avant même son ouverture, la 62e édition du Salon de l’agriculture était déjà entrée dans l’histoire. Pour la première fois, les vaches, stars de la « plus grande ferme de France » sont absentes du « show » pour cause de crise due à la dermatose nodulaire contagieuse. La gestion de cette maladie ainsi que l’accord commercial avec le Mercosur, le 17 janvier, ont été les ferments de la nouvelle mobilisation des agriculteurs cet hiver.
Entouré d’un dispositif de sécurité renforcé, Emmanuel Macron est entré à 8 h 30 dans le salon, samedi 21 février, accueilli par des représentants agricoles et des élus sélectionnés. A défaut de pause près de la vache égérie, Biguine, elle aussi absente pour commencer la déambulation, il a discuté avec l’éleveur. Cette traditionnelle inauguration du salon par le président de la République s’est déroulée sur fond de colère latente mais aussi de tensions syndicales.
La Confédération paysanne avait déjà donné le ton, deux semaines plus tôt, en annonçant qu’elle ne participerait pas au traditionnel petit déjeuner organisé habituellement par Emmanuel Macron lors de l’inauguration du Salon de l’agriculture et qu’elle boycotterait même cette inauguration. « Nous ne voulons pas être les pantins du show présidentiel annuel. Il est indécent de jouer le jeu dans une vitrine fantoche », assène Stéphane Galais, porte-parole du syndicat.
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