
Rendez-vous à 15 heures, devant Beaubourg, à Paris, au moment où Catherine Hervais retrouve les pigeons bisets de la place Georges-Pompidou. A peine est-elle arrivée qu’une cinquantaine d’oiseaux fondent dans sa direction. Pas version Hitchcock, plutôt compagnons fidèles. Celui qu’elle a prénommé Roméo prend place sur son bras. « Avant, ils ne m’étaient pas particulièrement sympathiques, j’étais comme tout le monde », confesse la psychologue. Mais il y a quatre ans, elle tombe sur un vieux monsieur qui s’occupe de pigeons sur la place. « Je le trouvais très poétique. Quand il est mort, je voyais les pigeons l’attendre, il fallait que quelqu’un prenne le relais. » Depuis, elle leur rend visite quotidiennement et, au milieu des bruissements d’ailes, délie les fils qui entravent leurs pattes et leur cause blessures et amputations.
« Si tu penses que leurs pattes ravagées sont la cause de maladies, sache que ce sont nos fils et nos cheveux qui s’enroulent autour et leur font des garrots qui finissent par provoquer la chute de leur membre », explique Céline Albinet, alias Céline.pinpon sur Instagram, dans un post. La Marseillaise, à la tête de l’association Pinpon Pigeon, soigne elle aussi les pattes des pigeons urbains, tout en mettant à profit sa formation en communication pour déconstruire les stéréotypes sur cet oiseau.
Il vous reste 82.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


