Un certificat du Guinness World Records, à Los Angeles (Etats-Unis), le 15 septembre 2024.

Un an après, Anthony Monnerie n’en revient toujours pas. Ce professeur d’athlétisme à Vitry-le-François (Marne) n’a pas digéré ses échanges avec le Guinness World Records (GWR), l’organisation gérant le livre du même nom et autoproclamée « autorité mondiale en matière de records ». Le trentenaire avait pourtant un projet simple : établir une nouvelle référence de course à pied en relais sur vingt-quatre heures.

Quatre-vingt-seize Vitryats s’étaient ainsi réunis, au début de mai 2025, pour engloutir 436 kilomètres, soit vingt de plus que les 416 avalés par des membres de la radio RMC, un an plus tôt. « On était super fiers. Ça a été une belle fête, se souvient M. Monnerie. Il y avait des sponsors, des animations et la joie de se dire que Vitry, même pas 15 000 habitants, serait dans le livre. »

Pourtant, les relayeurs n’y figurent toujours pas. Et n’y figureront a priori jamais en raison des frais exorbitants demandés par GWR. Pour faire homologuer la performance par l’un des 81 juges habilités, l’organisme demande au minimum 10 500 livres sterling (environ 12 000 euros), explique M. Monnerie, courriel à l’appui. « On a dû attendre des semaines pour qu’ils acceptent qu’on essaie, peste l’enseignant. Et après, quand on a tout fait, ils nous annoncent qu’il faut payer dans une réponse générique. C’est hyperdécevant et injuste. Il faut être riche pour réussir et ce n’est pas du tout l’esprit du bouquin. »

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