Le président chilien, José Antonio Kast (au milieu), et son ministre des travaux publics, Martin Arrau (à droite), à Arica, à la frontière avec le Pérou, le 16 mars 2026.

Le nouveau président chilien, José Antonio Kast, a lancé, lundi 16 mars, la construction de « barrières physiques » à la frontière avec le Pérou, une promesse de campagne destinée à freiner l’immigration irrégulière depuis ce pays et la Bolivie, a constaté l’Agence France-Presse.

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« Aujourd’hui, nous commençons à freiner la migration irrégulière », a déclaré M. Kast à la presse, devant une excavatrice en train de creuser une tranchée près du poste frontalier de Chacalluta, à Arica. Le dirigeant d’extrême droite s’est rendu dans la localité, à environ 2 000 kilomètres de la capitale, Santiago, cinq jours après son entrée en fonctions.

Le gouvernement a fixé un délai de quatre-vingt-dix jours pour la construction de ces barrières, sans toutefois préciser le type d’infrastructure déployée. Selon les annonces de campagne de M. Kast sur son plan de « bouclier frontalier », les tranchées devraient avoir une profondeur de trois mètres. Les mêmes travaux sont prévus dans la région de Tarapaca, à la frontière avec la Bolivie, épicentre de l’entrée de migrants en situation irrégulière en provenance notamment du Venezuela.

337 000 étrangers en situation irrégulière

Selon le ministre de l’intérieur, Claudio Alvarado, les dispositifs physiques de protection devraient s’étendre sur environ 500 kilomètres. Le plan promis par M. Kast comprend également le déploiement de davantage de militaires aux frontières.

Le président le plus à droite du pays depuis la dictature militaire d’Augusto Pinochet (1973-1990) est arrivé au pouvoir grâce à un discours de fermeté face à la délinquance et à l’immigration irrégulière. Il a promis d’agir vite pour juguler la hausse des meurtres, des enlèvements et de l’extorsion, qu’il lie en partie à l’immigration. Au Chili, environ 337 000 étrangers sont en situation irrégulière, selon une estimation officielle.

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Même si les crimes violents ont augmenté au cours de la dernière décennie, le Chili reste l’un des pays les plus sûrs d’Amérique latine avec un taux d’homicides en 2025 de 5,4 pour 100 000 habitants.

Le Monde avec AFP

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