Jack Horner à Los Angeles, le 9 juin 2015.

Modèle du héros de Jurassic Park et conseiller scientifique de Steven Spielberg, le célèbre paléontologue américain Jack Horner est cité dans les dossiers Epstein rendus publics par le ministère de la justice américain fin janvier. Les quelque 556 documents dans lesquels son nom apparaît montrent qu’il a séjourné brièvement dans le ranch du milliardaire au Nouveau-Mexique, en 2012 et en 2016, et qu’il a bénéficié d’un financement pour organiser un symposium scientifique dans son université du Montana – il est aujourd’hui rattaché à l’université Chapman à Orange (Californie).

Agé de 79 ans, Jack Horner reconnaît un « extrême manque de discernement » dans le fait d’avoir cherché à faire de Jeffrey Epstein un donateur pour son projet scientifique « Dino-Chicken ». Il s’agissait de tenter de « désévoluer » la poule pour faire réapparaître certaines caractéristiques des dinosaures, dont elle descend (dents, griffes, queue). Le Monde a tenté de le joindre, sans succès, mais, dans un communiqué adressé à la presse américaine, le scientifique reconnaît avoir été au courant des poursuites engagées contre Jeffrey Epstein et de sa condamnation en 2008 pour avoir fait appel à des prostituées mineures. Il affirme que, s’il avait su qu’il s’agissait d’un prédateur sexuel, il n’aurait pas sollicité son appui financier.

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