
La crainte d’être entraînée dans un conflit régional, ainsi que le scepticisme face à un effondrement imminent du régime des mollahs, ont poussé Bakou à désamorcer rapidement les tensions avec Téhéran. Le 5 mars, deux drones – très probablement iraniens – ont frappé le Nakhitchevan, une région isolée de l’Azerbaïdjan logée entre l’Arménie et l’Iran, faisant deux blessés. L’un des drones a touché le terminal de l’aéroport international de Nakhitchevan, tandis qu’un autre est tombé à proximité d’une école dans le village de Chakarabad.
La première réaction du président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, le jour même fut de condamner un « odieux acte de terreur », exigeant de Téhéran des explications et des excuses officielles. « Nous n’accepterons pas cette agression injustifiée et des instructions ont été données aux forces armées pour préparer et mettre en œuvre les mesures de riposte », a-t-il prévenu. Tôt le 6 mars, le ministère de la défense azerbaïdjanais a publié sur sa chaîne Telegram un avis de mobilisation des réservistes et plaçait des unités militaires en état d’alerte. Le même jour, l’Azerbaïdjan bloquait le transit routier de marchandises entre les deux Etats.
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