Pam Bondi, ministre de la justice américaine, avant une audience de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, à Washington, le 11 février 2026.

L’acide de l’affaire Jeffrey Epstein attaque la coalition trumpiste. Le scandale à portée mondiale, alimenté par la publication confuse et partielle des archives sur le prédateur sexuel américain mort en détention en 2019, suscite un grand malaise dans le monde MAGA (Make America Great Again). Une tension se révèle entre la loyauté à Donald Trump, figure tutélaire, et les ressorts naturels de cet écosystème : un rejet viscéral des élites dites mondialisées et une méfiance absolue contre les institutions.

Or, cette fois, Donald Trump, qui qualifiait encore il y a quelques mois l’affaire de « canular » démocrate, apparaît comme l’acteur d’une entreprise de dissimulation. Sans parler de son implication éventuelle dans des faits pénalement répréhensibles. « J’ai été totalement exonéré », a prétendu le président à trois reprises, avec une insistance trahissant un immense inconfort politique, dans l’avion le ramenant de Floride, lundi 16 février.

L’animateur le plus influent des Etats-Unis, Joe Rogan, dont le podcast est suivi par 20 millions d’abonnés sur YouTube, n’est pas à proprement parler une figure MAGA. Mais en tant que prescripteur de la culture viriliste conservatrice, il a fortement contribué à l’attrait suscité par Donald Trump, lors de l’élection présidentielle de 2024, auprès des jeunes Blancs. Ses commentaires récents à l’antenne, au sujet de l’affaire Epstein, représentent un signal d’alerte puissant pour la Maison Blanche.

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