
Pour la cinquième année consécutive, la SNCF a présenté, jeudi 26 février, des résultats financiers largement dans le vert. En 2025, le groupe dont l’Etat est le seul actionnaire, a dégagé un bénéfice net de 1,8 milliard d’euros – soit 4,9 millions par jour en moyenne —, en hausse de 16 % par rapport à l’année précédente. Et ce pour un chiffre d’affaires de 43 milliards d’euros, quasi stable (- 0,3 %). De l’activité de logistique au transport de voyageurs, chacune des cinq sociétés anonymes qui composent le groupe « a soit maintenu, soit amélioré sa marge. C’est une performance remarquable dans un contexte macroéconomique compliqué », s’est réjoui Laurent Trevisani, directeur financier. Une année solide – malgré une concurrence accrue –, qui a même permis au groupe de réduire son endettement de 470 millions d’euros, à 24,3 milliards d’euros. Et qui risque d’entretenir la polémique sur la cherté des prix des TGV, relancée ces dernières semaines.
Malgré ce satisfecit, ces résultats masquent des fortunes diverses selon les différentes entités du groupe. L’exploitation des trains et la gestion des infrastructures ferroviaires (les rails et les gares) se portent au mieux à la faveur d’un « record absolu de fréquentation », selon M. Trevisani. En revanche, le chiffre d’affaires de Rail logistic Europe (RLE) et de Geodis, qui coiffent respectivement les activités de fret ferroviaire et de logistique, ont souffert d’un contexte économique anxieux. Bien qu’inquiétant pour ces filiales, ces résultats confortent la stratégie du groupe qui a de longue date théorisé d’asseoir la stabilité de l’ensemble sur des activités de filiales dépendant de cycles économiques différents.
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