Donald Trump visite un centre de production Ford à Dearborn, dans le Michigan (Etats-Unis), le 13 janvier 2026.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aux Etats-Unis, la voiture électrique est entrée dans un très, très long hiver… Après plusieurs années de progression des ventes, tirées par Tesla, l’arrivée de nouvelles marques comme Rivian, les objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2 de la Californie ou les aides à l’investissement de l’administration Biden, la parenthèse se referme.

Pour une durée indéterminée. En arrêtant, le 30 septembre 2025, les 7 500 dollars (environ 6 300 euros) de bonus à l’achat d’une voiture électrique et en ramenant à zéro les amendes que devaient acquitter les constructeurs automobiles ne diminuant pas suffisamment leurs émissions de CO2, le président américain, Donald Trump, a provoqué un séisme.

Selon une étude publiée en mars 2025 par le Repeat Project, un laboratoire spécialisé dans l’évaluation environnementale des politiques publiques, abrité par l’université de Princeton, les constructeurs avaient lancé des projets pour produire 7 millions de voitures électriques par an à l’horizon 2030. Leur capacité atteint déjà 3,6 millions. Or, la levée de toutes les contraintes et incitations par l’administration MAGA (« Make America Great Again ») va faire fondre le marché, qui se situera, selon Repeat Project, entre 1,8 million et 4,5 millions de voitures électriques à la fin de la prochaine décennie.

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