
Si le projet a été lancé aux Etats-Unis et financé en grande partie par le gouvernement fédéral américain, grâce à la Fondation nationale pour la science et le département de l’énergie, l’observatoire Vera-C.-Rubin, installé au Chili, implique aussi la communauté astronomique mondiale, et les scientifiques français ont joué un rôle déterminant. Au total, les contributions françaises s’élèveront à 107,5 millions d’euros, soit 10 % du budget total, qui inclut à la fois les coûts de construction (484 millions) et de fonctionnement (590 millions).
L’ambition première de Tony Tyson, le physicien américain à l’origine du programme, étant de mieux cartographier la matière noire, celui-ci est soutenu à ses prémices par les physiciens des particules, qui s’attellent à détecter cette fameuse matière « non lumineuse », comme l’appelait Vera Rubin, l’astronome qui l’a mise en évidence. Au SLAC (laboratoire national de l’accélérateur), les physiciens américains travaillent alors régulièrement en partenariat avec leurs homologues français de l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3). Ceux-ci vont s’intéresser assez tôt au projet de Tyson, qui cherche des partenaires capables de le financer, faute d’avoir encore le soutien des agences fédérales américaines.
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