
La résidence de Pascal Dusapin, à la Fondation Louis Vuitton, à Paris, va s’achever par un concert de l’orchestre Utopia, les vendredi 20 et samedi 21 mars, qui comportera la création d’un concerto pour violon du compositeur français vivant – il est âgé de 70 ans – sans doute le plus joué au monde. Les résidences sont monnaie courante pour lui, à l’invitation, récemment en Allemagne, d’un orchestre (à Dresde) ou d’un opéra (à Hanovre). Celle de la Fondation Louis Vuitton s’en distingue principalement parce qu’elle ne dispose pas d’une formation à demeure.
Il en résulte un calendrier plus flexible que celui des grandes salles de concert ou des institutions lyriques dont le planning d’une saison est établi trois ou quatre ans auparavant. Ainsi, les deux nouveautés (un quatuor à cordes et un concerto pour violon) présentées dans le cadre de la résidence parisienne ont-elles été le fruit de commandes passées presque à la dernière minute.
« La commande ne faisait pas partie du projet initial », explique le compositeur. Pour lui, la résidence fonctionne comme « une machine à désirs ». Et d’ajouter. « Je laisse faire, je ne suggère quasiment rien, je préfère que les gens viennent avec un concept. » La Fondation Louis Vuitton s’est donc manifestée avec une « machine » à trois désirs : « Le quatuor à cordes, l’art lyrique et la question symphonique, bien que l’espace de son auditorium soit réduit. » Trois pôles qui ont donné lieu à une programmation en trois temps.
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