Mercredi 7 janvier, une délégation d’une petite dizaine de personnes, composée de représentants de la ville, de la préfecture, des bailleurs sociaux, de médiateurs et de quelques habitants, déambule dans la cité Bassens, au cœur des quartiers nord de Marseille. Il s’agit, comme presque tous les trois ou quatre mois, de faire le point sur l’état de cette petite copropriété coincée entre une caserne de pompiers et une voie de chemin de fer. Connue depuis de longues années pour être l’un des centres névralgiques du trafic de stupéfiants à Marseille, Bassens a renoué, depuis deux ans, avec une certaine tranquillité.

Le petit groupe qui serpente entre les bâtiments de cinq étages réunis autour du « city stade » se félicite à haute voix de cette paix retrouvée. Tout à coup déboulent à grande vitesse deux voitures, d’où sort une grappe de jeunes, venus prendre possession de ce qui a été pendant longtemps l’un des points de « deal » les plus lucratifs de Marseille. La stupeur est générale. « On s’est tous dit que cela n’annonçait rien de bon », se souvient un membre de la délégation.

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