Des véhicules blindés de l’armée américaine lors d’un exercice conjoint avec les forces de Séoul, à Yeoncheon, en Corée du Sud, samedi 14 mars 2026.

La Corée du Nord a tiré, samedi 14 mars, une dizaine de missiles balistiques en direction de la mer du Japon, a déclaré l’Etat-major interarmées (JCS) de Corée du Sud, pays qui se livre depuis lundi avec Washington à des exercices militaires annuels.

Les forces armées de Séoul ont détecté « environ dix missiles balistiques non identifiés lancés depuis la région de Sunan en Corée du Nord en direction de la mer de l’Est vers 13 h 20 » (5 h 20 à Paris), a déclaré le JCS dans un communiqué, faisant référence au nom coréen de la mer du Japon.

Pyongyang a récemment douché les espoirs de détente diplomatique avec Séoul, dont Washington est un allié essentiel en matière de sécurité, en décrivant ses derniers efforts de paix comme une « maladroite farce trompeuse ».

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L’annonce des tirs est intervenue quelques heures après que le premier ministre sud-coréen, Kim Min-seok, a rapporté que Donald Trump estimait qu’une rencontre avec le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, serait « une bonne chose ».

Possible sommet avec Kim Jong-un

Washington mène depuis des décennies les efforts visant à démanteler le programme nucléaire nord-coréen, mais sommets, sanctions et pressions diplomatiques ont eu peu d’effet. Ces derniers mois, l’administration Trump a cherché à relancer les discussions avec Pyongyang, envisageant un possible sommet avec Kim Jong-un cette année, potentiellement lors de la visite de Donald Trump à Pékin en avril.

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Kim Min-seok, qui a rencontré Donald Trump à Washington vendredi, a précisé que le président américain lui avait dit : « Une rencontre [avec Kim Jong-un] serait une bonne chose. C’est vraiment bien de se rencontrer. Mais cela pourrait se produire lorsque nous irons en Chine cette fois-ci, ou peut-être pas, ou encore plus tard. »

Lors d’un voyage en Asie en octobre 2025, Donald Trump avait assuré qu’il était « 100 % » ouvert à une rencontre avec Kim Jong-un. Après avoir ignoré pendant des mois ces signes d’ouverture, le dirigeant nord-coréen a déclaré en février que les deux pays pourraient « bien s’entendre » si Washington acceptait le statut de puissance nucléaire de Pyongyang.

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Le Monde avec AFP

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