
La découverte, mardi 24 mars, à Pontpierre, un village français de 800 habitants en Moselle, d’un potentiel gisement d’hydrogène dit « blanc », ou « natif », enthousiasme la Belgique, et singulièrement le ministre du climat et de la transition environnementale, Jean-Luc Crucke. Interrogé vendredi 27 mars par la RTBF, ce centriste francophone, du parti Les Engagés, pense que la nappe géante, qui constituerait potentiellement la plus grande réserve d’hydrogène naturel au monde – 34 millions de tonnes au moins – s’étendrait aussi dans le sous-sol belge, comme dans celui de l’Allemagne et du Luxembourg.
M. Crucke a, du coup, décroché le même jour un budget de 3,2 millions d’euros pour poursuivre, avec des fonds européens également, l’exploration de cette réserve « monumentale ». « Le fait que les Français, les Luxembourgeois, les Allemands et les Belges peuvent travailler ensemble sur ce dossier au niveau européen, je pense que ça pèse », explique-t-il.
« Il y a dix mois, on me parlait d’hydrogène blanc comme d’une chimère. Aujourd’hui, c’est une opportunité stratégique », expliquait le ministre après le conseil des ministres hebdomadaire, qui se tenait également vendredi. Il admet cependant que les « incertitudes » restent nombreuses quant à l’exploitation de cette richesse, qui présente un net avantage sur l’hydrogène le plus couramment utilisé. En effet, il n’y a pas besoin de l’extraire du méthane ou de l’eau à grand renfort d’énergie carbonée ou électrique. Un atout majeur pour l’industrie.
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