Vue générale de l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2026, à Paris, le 27 octobre 2025.

Les députés ont adopté, mardi 13 janvier, le projet de loi sur l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) d’hiver de 2030. Un texte « très important pour la suite des opérations » de préparation de l’événement dans les Alpes françaises, a souligné la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, Marina Ferrari.

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Composé d’une quarantaine d’articles, celui-ci permet notamment des dérogations au droit commun en matière d’urbanisme (recours à des procédures d’expropriation simplifiées), de commande publique, d’environnement, de sécurité (utilisation de la vidéosurveillance algorithmique), de logement ou encore de travail dominical.

Adopté au Sénat en juin 2025, puis examiné et amendé à l’Assemblée nationale mi-décembre, le projet de loi devra désormais faire l’objet d’un compromis entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire. Celle-ci devrait se tenir le 27 janvier, selon le ministère. Le vote définitif est, lui, prévu début février.

Bouffée d’oxygène pour le projet des Alpes 2030

« Nous voilà à vouloir lancer, en mépris total du droit, des Jeux olympiques pharaoniques dans les Alpes parce que personne d’autre n’en voulait » et alors que ce lieu se trouve « en première ligne du réchauffement climatique », a déploré l’écologiste Marie Pochon, dont le groupe, à l’instar de La France insoumise et du Parti communiste, a voté contre le texte. Parmi les autres sujets de crispation figure aussi le volet sécuritaire, dont plusieurs mesures sont jugées liberticides dans les rangs de la gauche.

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Les membres du Parti socialiste, eux, se sont massivement prononcés en faveur du projet de loi, le corapporteur Christophe Proença se félicitant de l’adoption de certains amendements, dont celui supprimant la dérogation à l’objectif « zéro artificialisation nette » introduite au Sénat.

Ce vote offre une bouffée d’oxygène au projet des Alpes 2030, après une série de déconvenues, entre tensions locales et internes au sein du comité d’organisation. A cela s’ajoutent des accusations de « déni démocratique », plusieurs collectifs citoyens estimant qu’à l’heure où l’argent public se fait rare, il devrait être d’abord fléché vers les premières nécessités, dont les services publics, et que les populations concernées n’ont pas eu leur mot à dire sur les changements imposés à leur cadre de vie.

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Le projet de loi organise une consultation du public par voie électronique, a insisté la ministre des sports, mardi. Une manière « d’élargir le spectre des personnes qui vont pouvoir répondre » et ainsi « donner encore davantage de légitimité (…) au projet », a défendu Marina Ferrari.

Le Monde avec AFP

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