
Ali Khamenei n’est pas mort ce jour-là. Mais les murs de la résidence de Téhéran du Guide suprême iranien ont tremblé, signalant, déjà, les failles sécuritaires d’un régime aux abois. Lundi 23 février, cinq jours avant l’attaque américano-israélienne qui a provoqué le décès du dirigeant, enseveli sous un déluge de bombes dans sa beit-e rahbari, son bureau situé rue Pasteur, une première alerte avait effrayé le régime au sein de ce quartier, pourtant réputé parmi les plus sûrs de la capitale.
Ce lundi-là, alors que Donald Trump ne cesse de menacer la République islamique de frappes imminentes, une explosion et des coups de feu retentissent dans la rue, selon le récit fait par des Iraniens sur les réseaux sociaux. L’opération est revendiquée par l’Organisation des moudjahidin du peuple iranien (OMPI ou MeK en persan), groupe d’opposition au régime, en exil. Selon l’Agence France-Presse, des habitants de Téhéran reçoivent sur leur téléphone portable un texto affirmant que la résidence du Guide suprême et le Conseil de sécurité nationale ont été « attaqués ». « A mort Khamenei » et « salutations Radjavi », indique le message, en référence à la responsable de l’OMPI, Maryam Radjavi.
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