Les portraits de Cécile Kohler et Jacques Paris, devant le Palais-Bourbon à Paris, le 25 mars 2025.

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dit samedi 7 mars s’être entretenu avec Cécile Kohler et Jacques Paris, libérés de détention en novembre et assignés à l’ambassade de France à Téhéran, la capitale iranienne, touchée depuis une semaine par des frappes américano-israéliennes.

« Je me suis entretenu aujourd’hui avec eux. Ils traversent une épreuve très difficile et ils font preuve, comme depuis bientôt quatre ans, d’un courage extraordinaire », a déclaré le ministre sur France 5. « Nous allons continuer de tout faire pour obtenir leur retour en France immédiat et leur libération définitive », a-t-il ajouté, en précisant avoir « passé des messages » en ce sens à son « homologue iranien ».

M. Barrot s’est entretenu mercredi avec le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi.

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Pas d’évacuation du personnel de l’ambassade

Jean-Noël Barrot a écarté à ce stade l’hypothèse d’une évacuation de l’ambassade de France. « Le personnel diplomatique présent à Téhéran mène sa mission dans un contexte très dégradé, en faisant preuve de beaucoup de dévouement. Et une partie de la mission, c’est précisément d’assurer la sécurité de Cécile Kohler et Jacques Paris. (…) Ils continueront d’appliquer leur mission. C’est leur honneur », a-t-il dit.

Les proches de Cécile Kohler et Jacques Paris s’étaient dits mardi « très inquiets » au vu des nombreux bombardements frappant la capitale iranienne.

Après plus de trois ans de détention, les deux Français avaient été condamnés en octobre dernier respectivement à vingt et dix-sept ans de prison pour espionnage au profit notamment d’Israël, puis libérés début novembre mais avec l’interdiction de quitter le territoire iranien. Ils sont en attente d’un potentiel échange avec une ressortissante iranienne, Mahdieh Esfandiari, que la justice française a condamnée à un an de prison ferme le 26 février.

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Le Monde avec AFP

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