Une équipe de Stanford explique, dans Nature du 7 janvier, comment elle a imité la peau de certains céphalopodes qui, en changeant de texture et de couleur, leur permet de se camoufler avec une apparence proche de leur environnement. La clé est un polymère qui gonfle plus ou moins dans l’eau en fonction de la dose d’électrons reçus en amont.



Infographie : Le Monde, Audrey Lagadec, David Larousserie

Source : Nature

L’amplitude des bosses va du micromètre au millimètre, permettant de structurer la surface et d’en modifier les couleurs. En guise de démonstration, les chercheurs ont « imprimé » le relief d’une paroi rocheuse en Californie, le logo de leur université et des motifs colorés imitant les teintes et les dessins d’un fond. Ils pensent que leur surface pourrait servir de revêtement à des robots mous pour les camoufler, mais aussi permettre le développement de composants optiques originaux, rapidement reconfigurables.



Infographie : Le Monde

Source : Nature

Les modifications sont en effet réversibles dans des temps courts. En outre, l’utilisation de solvant autre que l’eau, comme de l’alcool, bloque le gonflement, ajoutant un autre levier d’action. Un système microfluidique mélangeant eau et alcool permet ainsi de modifier rapidement l’apparence de la surface.

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