
L’année 2025 avait été plus clémente que les précédentes en matière de sinistres climatiques en France. Mais les premières semaines de 2026, avec la plus longue période de pluies (36 jours consécutifs au 19 février) enregistrée depuis 1959 et des crues qui touchent une zone d’une ampleur inédite, confirment qu’elle n’était qu’un répit.
Les compagnies d’assurances se refusent à chiffrer les indemnisations à venir, alors que l’eau monte encore dans certains bassins, que leurs unités mobiles d’intervention restent déployées dans les zones en état d’urgence et que le gouvernement a tout juste lancé le processus de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
Mais la succession des tempêtes Nils, Oriana et Pedro, et les inondations qu’elles ont provoquées, s’annoncent déjà, pour le secteur, comme un événement majeur. « Ce sera l’un des plus importants des dernières années par son ampleur et par son coût, dit Yann Arnaud, directeur réponses besoins sociétaires de la Macif. Il touche des entreprises, des commerces, des exploitations agricoles : au-delà des dégâts matériels directs, il faudra donc prendre en compte les pertes d’exploitation, qui dépendront du temps nécessaire à la reprise de l’activité. »
Il vous reste 78.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


