
La soirée et la nuit de mercredi 11 à jeudi 12 mars ont été particulièrement éprouvantes pour les habitants du nord d’Israël. Le Hezbollah a lancé plus de 200 roquettes en quelques heures sur la Galilée et la région d’Haïfa, alors que, depuis le début de cette nouvelle confrontation, le 1er mars, les tirs de la milice chiite libanaise en direction de l’Etat hébreu plafonnaient à une centaine par jour. Ce faisant, constate le quotidien israélien The Jerusalem Post, le Hezbollah a renoué avec la puissance de feu dont il avait fait preuve durant la précédente guerre l’opposant à son voisin, à l’automne 2024, « ce dont l’armée israélienne ne l’espérait plus capable ».
Les dégâts causés par ces roquettes, interceptées en grande partie par la défense anti-aérienne israélienne, ont été limités : quelques blessés signalés seulement. Mais l’impact psychologique de ces attaques est important. D’autant que, au cours de la même soirée, l’Iran a envoyé trois vagues de missiles dans la même direction, dans une démonstration ostentatoire de coordination avec son protégé libanais. L’intensité de ces tirs et les alertes en cascade déclenchées ont privé de sommeil des dizaines de milliers d’Israéliens, obligés de se précipiter dans les abris. « Les rumeurs sur la mort du Hezbollah étaient exagérées, écrit Amos Harel, l’analyste militaire du quotidien israélien Haaretz. L’organisation est plus faible qu’il y a deux ans, mais elle est toujours bien vivante. »
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