Emmanuel Macron sur la passerelle du porte-avions « Charles-de-Gaulle », positionné dans les eaux grecques, lundi 9 mars 2026.

Cette guerre n’est pas la sienne. Mais ce lundi 9 mars, devant les quelque 2 500 militaires opérant sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, Emmanuel Macron veut prouver que la France saura livrer bataille, s’il le faut, pour protéger ses ressortissants et ses alliés. « Nous nous mettons en situation », prévient le président de la République, déposé par un hélicoptère militaire sur le navire amiral de la marine française positionné dans les eaux grecques.

Laissant dans son dos la Méditerranée au soleil couchant, où flottent des frégates alentour, le chef de l’Etat sait qu’il manie un symbole avec ce joyau militaire récemment arrivé de la mer Baltique. « Votre présence démontre la puissance de la France », lance-t-il devant les marins. Le Charles-de-Gaulle atteste de la « capacité de projection » de l’armée, ajoute Emmanuel Macron devant les journalistes.

Le porte-avions, avec ses vingt Rafale embarqués, ses trois Hawkeyes – des appareils de guet aérien – et ses hélicoptères, est la pièce maîtresse d’un arsenal dissuasif inédit progressivement déployé depuis le lancement, le 28 février, de l’opération américano-israélienne baptisée « Fureur épique ». Cette offensive, aux objectifs mal définis par le président américain, avec qui Emmanuel Macron a échangé dimanche, a entraîné une riposte tous azimuts de l’Iran et de ses alliés régionaux, en particulier du Hezbollah libanais. Le Moyen-Orient s’embrase, les prix du pétrole flambent, les pays du Golfe tremblent et le pays du Cèdre replonge dans la guerre. Au téléphone avec son homologue français, Donald Trump paraissait pourtant, aux dires de témoins, content de lui.

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