Le ministre français du travail, Jean-Pierre Farandou, lors d’une conférence de presse organisée à l’issue du conseil des ministres, à Paris, le 25 mars 2026.

Le gouvernement tente de juguler la crise qui monte. Quitte à faire des annonces qui n’en sont pas vraiment. Après avoir présenté, vendredi, une série de mesures sectorielles pour atténuer l’impact de la hausse des prix des carburants liée à l’offensive américano-israélienne en Iran, le ministre du travail Jean-Pierre Farandou a indiqué que le chômage partiel pourrait également faire son retour.

« Je suis prêt à mettre en place des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises qui ont une baisse d’activité », a-t-il déclaré, lundi 30 mars, sur Franceinfo. L’ancien PDG de la SNCF a précisé que la mesure, qui avait été mise en place de manière massive lors de la crise liée au Covid-19 (8,4 millions de salariés en avril 2020), pourra cette fois-ci concerner « toutes les entreprises qui font face à une baisse d’activité brutale liée directement à la crise ». Chacune pourra en faire la demande même si, selon lui, « assez peu » sont concernées.

Le ministère précise que « l’éligibilité à l’activité partielle est étudiée au cas par cas » mais ce dispositif n’a toutefois rien d’exceptionnel puisque l’application prévue est celle du droit commun. « Les entreprises doivent démontrer par tout moyen que leur activité est directement affectée par le conflit en cours », fait savoir le ministère qui cite les compagnies de fret ou de logistique et les autres commerces impactés par la fermeture du détroit d’Ormuz ou par les perturbations du trafic aérien ainsi que les sociétés qui subissent des ruptures d’approvisionnement en matière première en lien avec la guerre. « Les entreprises les plus exposées par les répercussions du conflit seront traitées et accompagnées en priorité », assure le cabinet du ministre.

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