
Le déplacement de Giorgia Meloni, mercredi 25 mars à Alger, arrive à point nommé pour la dirigeante de la droite radicale. Fragilisée sur la scène intérieure par le rejet, deux jours plus tôt, de sa réforme de la magistrature qui avait été soumise à référendum, la cheffe du gouvernement italien s’offre une parenthèse régalienne. Cette séquence algérienne devrait soigner son image de figure incontournable de la politique étrangère en Méditerrannée.
Peu de temps après son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediene, à la mi-journée, Mme Meloni a sacrifié au rituel de la halte devant le Mémorial du martyr d’Alger avant de s’entretenir avec le président algérien, Abdelmadjid Tebboune. Lors d’une déclaration commune aux médias, le chef de l’Etat a salué son « amie » ainsi que la délégation l’accompagnant, puis a exprimé sa « plus haute considération » pour l’implication de son invitée dans la coopération bilatérale.
« Nous avons décidé de renforcer notre coopération, déjà très solide, à travers nos champions nationaux [les compagnies d’hydrocarbures italienne ENI et algérienne Sonatrach] en travaillant sur de nouveaux fronts comme le gaz de schiste ou l’exploration offshore », a annoncé la dirigeante italienne, lors de ce point presse.
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