Une station-service Shell à Cologne (Allemagne), le 16 mars 2026.

Quatre ans après la crise énergétique qui les a touchés, dans la foulée de l’invasion de l’Ukraine pour la Russie, les Vingt-Sept sont de nouveau confrontés à la flambée des prix, occasionnée, cette fois, par le conflit au Moyen-Orient. Les ministres européens de l’énergie en ont discuté, lundi 16 mars, à Bruxelles, et le sujet sera au cœur des débats entre les chefs d’Etat et de gouvernement qui doivent se retrouver dans la capitale belge, jeudi 19 mars.

Depuis 2022, les Européens ont appris à vivre sans les hydrocarbures russes, ont accru leur recours aux renouvelables et diversifié leurs approvisionnements. Mais ils n’ont pas tourné le dos aux énergies fossiles tandis que leurs infrastructures énergétiques nécessitent d’être modernisées et mieux connectées. Dès lors, ils restent vulnérables à toute envolée du gaz ou du pétrole. D’autant qu’au sein de l’Union européenne (UE), le prix de l’électricité est calculé à partir de la dernière centrale utilisée pour répondre à la demande, qui, durant les pics de consommation, est souvent une centrale à gaz.

Le conflit au Moyen-Orient a déjà alourdi de 6 milliards d’euros la facture de l’Europe pour ses importations d’énergies fossiles, a rappelé Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, dans une lettre aux dirigeants européens, publiée lundi. C’est « le prix de notre dépendance », a-t-elle regretté.

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