Le nombre de cas répertoriés dans l’épidémie de méningite à méningocoques, qui a fait deux morts dans le sud-est de l’Angleterre, est monté de 29 à 34, dont 23 cas confirmés, ont annoncé les autorités sanitaires britanniques, samedi 21 mars. Cette hausse est plus forte que celle de la veille, qui comptait deux nouveaux cas, et onze d’entre eux font toujours l’objet d’une enquête, ont-elles fait savoir.
Plus de 400 personnes faisaient la queue samedi matin sur le campus de l’université du Kent pour se faire vacciner, dans le cadre de la campagne de vaccination ciblée contre le méningocoque B lancée par les autorités. Au total, 5 841 vaccins ont été administrés et 11 033 doses d’antibiotiques ont été distribuées dans le Kent, région où sévit l’épidémie, selon l’agence de sécurité sanitaire UKHSA.
Ce traitement est destiné aux étudiants de l’université, à toute personne ayant fréquenté la discothèque Club Chemistry à Canterbury entre le 5 et le 7 mars, source probable de l’épidémie, ainsi qu’aux proches des personnes infectées ou soupçonnées de l’être. Une lycéenne de 18 ans et un étudiant de l’université du Kent, âgé de 21 ans, sont morts après avoir contracté cette infection bactérienne.
Epidémie « sans précédent »
Au Royaume-Uni, les nourrissons sont vaccinés contre le méningocoque B depuis 2015, mais les générations nées avant cette date ne sont pas couvertes.
Le ministre de la santé, Wes Streeting, a qualifié l’épidémie de « sans précédent ». Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a exhorté, mercredi, les personnes ayant fréquenté le Club Chemistry à se signaler pour recevoir des antibiotiques.
Le directeur de la santé publique au sein des autorités locales du Kent, Anjan Ghosh, a prévenu, vendredi, que de « petits foyers sporadiques » pourraient apparaître dans d’autres régions du pays, si des étudiants ayant quitté le Kent sont en période d’incubation du virus. Il a toutefois déclaré que ces foyers seraient probablement « maîtrisables », et que le risque de contagion entre individus restait faible.
Un cas a été signalé en France, et le ministère de la santé français a confirmé, mercredi, qu’une personne ayant fréquenté l’université du Kent était hospitalisée dans un état stable.

