Des soldats allemands participent à un exercice militaire dans le cadre des manœuvres « Cold Response » de l’OTAN près de Bardufoss, dans l’Arctique norvégien, le 13 mars 2026.

Alors que le conflit en Ukraine maintient sous forte pression toute la région de la mer Baltique, l’amirale Ewa Skoog Haslum, 58 ans, cheffe des opérations militaires de la Suède, a accordé un entretien au Monde, mardi 24 mars, en marge du Forum de Paris pour la défense et la stratégie, jusqu’au 26 mars, à l’Ecole militaire. Rare femme à ce niveau de responsabilité opérationnelle en Europe, elle était, jusqu’en novembre 2024, cheffe d’état-major de la marine suédoise.

D’après l’amirale Skoog Haslum, qualifier la mer Baltique de « lac de l’OTAN », comme c’est souvent le cas depuis l’intégration de la Finlande et de la Suède dans l’Alliance atlantique, en 2023 et 2024, est trompeur. « Je n’aime pas l’expression “lac de l’OTAN” (…) ; la zone est vraiment contestée », insiste-t-elle. La spectaculaire attaque de drones ukrainiens contre les terminaux pétroliers russes de Primorsk et d’Oust-Louga, le 23 mars, sur les rives du golfe de Finlande, à plus de 1 000 kilomètres de l’Ukraine, en est, à ses yeux, l’une des dernières illustrations.

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